Lettre ouverte aux « e-lecteurs » de la Haute-Loire, ou plaidoyer Radical pour l'Europe
Peut-être s'agit-il d'une tradition familiale, mon grand-père, vieux radical, rêvait d'une « fédération des pays d'Europe »; pour ma part l'Europe est une évidence,
elle est en moi, elle est notre avenir et fait partie de notre histoire future. Il ne reste plus qu'à la réaliser...
C'est le défi qui se présente à nous. Ces élections européennes de juin sont d'une importance capitale car le monde change et il nous faut bâtir une Europe nouvelle.
« Vouloir l'Europe dans un monde nouveau »
c'est essentiellement pour trois raisons :
► D'abord, l'Europe ne doit plus être un projet « subi » mais « voulu », c'est-à-dire politique, partagé et populaire.
► Ensuite, de nombreux observateurs sont d'accord pour reconnaître que l'Europe est l'échelon territorial le plus pertinent pour répondre aux grands défis de ce début de 21ème siècle :
le défi alimentaire, le défi industriel et technologique, le défi énergétique et climatique, le défi économique et financier...Si aujourd'hui, nous voulons l'Europe c'est tout simplement parce
qu'elle nous semble nécessaire. L'objectif consiste désormais à transformer cette « évidence historique ou stratégique » ressentie par certains en évidence politique et démocratique partagée
par tous.
► Enfin, depuis la fin de la Présidence Française de l'Union européenne, notre conviction est que l'Europe peut et doit jouer un rôle moteur dans la reconstruction d'un capitalisme totalement
déboussolé et uniquement soumis à une logique de court terme.
Pour nous, radicaux, l'Europe politique n'est pas morte : elle n'est tout simplement pas encore née.
« Vouloir l'Europe dans un monde nouveau »
La présente contribution synthétise les propositions formulées par l'ensemble des militants et sympathisants radicaux dans le cadre de débats décentralisés. Il ne s'agit pas à proprement parler
d'un « programme » mais plutôt d'une « boîte à outils » à destination de l'ensemble des candidats. Dans un souci de méthode et de clarté, nous avons retenu en priorité les propositions les
plus concrètes et les plus opérationnelles, en les regroupant autour de trois thèmes dont les intitulés pourraient constituer la devise de l'Europe des cinq ans à venir :
« Responsabilité, citoyenneté, solidarité ».
Pour une croissance durable et responsable
Proposition n°1 : doter l’Europe d’une nouvelle architecture financière
► L'objectif est de définir des règles de bonne gouvernance, pouvant servir de modèle à une nouvelle architecture financière internationale. Pour les radicaux, cette nouvelle constitution
financière pourrait s'articuler autour des propositions suivantes :
Proposition n°2 : doter l’Europe d’une nouvelle architecture
budgétaire
► La crise économique a montré les limites du Pacte de Stabilité et de Croissance, à la fois trop strict, notamment sur la règle des 3%, et trop souple sur les sanctions en cas de non respect
de ses obligations.
Proposition n°3 : doter la zone euro d’un véritable
pilote de sa politique économique
► La crise économique a, là encore, démontré la nécessité de disposer d'un « véritable pilote » ou d'un « coordinateur en chef » de la politique économique de la
zone euro. Pour les radicaux, l'objectif est de faire du Président de l'Euro-groupe le « Super Ministre des Finances » de la zone euro.
Proposition n°4 : pour une concurrence mondiale fondée sur la
qualité
► Notre conviction est que nos économies industrialisées n'ont pas vocation à concurrencer les pays émergents sur les coûts de productions. Il s'agit donc pour nous, de passer d'une
concurrence uniquement fondée sur les prix à une concurrence essentiellement fondée sur la qualité : qualité des produits, qualité énergétique, qualité de la formation initiale ou continue,
qualité des conditions de travail et des services publics,...
Il existe, en effet, deux façons d'augmenter le rapport qualité/prix qui est au fondement même de la concurrence et de la compétitivité : soit on cherche à réduire sans cesse les coûts
de production, soit on décide d'augmenter la qualité des biens et des services. Or, ce qui fait la force de nos économies et de nos salariés, ce n'est pas leur capacité à produire toujours moins
cher, mais leur capacité à produire toujours mieux, grâce à leur savoir-faire, à la recherche, grâce à l'école, grâce à l'enseignement supérieur, grâce à la qualité de notre système de soins ou
du dialogue social.
La clef de notre compétitivité de demain ne réside donc pas dans la remise en cause de notre modèle social mais, au contraire, dans notre capacité à investir massivement dans ce qui
fait notre force depuis toujours à savoir l'enseignement, les services publics, la santé, l'accompagnement social...Ainsi, loin de pénaliser la compétitivité de notre pays, notre modèle social en
est un élément essentiel.
Pour une citoyenneté vécue, connue et reconnue
Proposition n°1 : pour une citoyenneté
vécue
► Depuis cinquante ans, la construction européenne s'est essentiellement concentrée sur la libre circulation des capitaux et des biens. Pour les radicaux, il s'agit désormais d'insister sur
la libre circulation des personnes. La mobilité constitue en effet la première étape vers une « citoyenneté vécue » au quotidien.
Proposition n°2 : pour une citoyenneté
connue
► Il suffit de surfer quelques minutes sur Internet pour se rendre compte de la très grande diversité des sources d'informations. De plus, les citoyens connaissent pas ou peu le travail
effectué par les institutions européennes.
Proposition n°3 : pour une citoyenneté
reconnue
Pour une Europe des solidarités
► En dépit de spécificités économiques, industrielles et géographiques différentes, les Etats européens font face à des défis communs : sécurité énergétique, défense des valeurs humanistes,
recherche et innovation,...De plus, ces défis nécessitent la plupart du temps une action collective : la réponse européenne à la mondialisation, doit être la solidarité. Il s'agit au fond de
passer d'une « Europe des concurrences » à une « Europe des complémentarités et des solidarité ».
Proposition n°1 : solidarité face aux nouvelles formes de
criminalité
Proposition n°2 : solidarité face aux risques pesant sur notre indépendance énergétique
► L'UE se retrouve aujourd'hui face à un paradoxe. Les 27 Etats membres ont trouvé un accord sur le Paquet Energie Climat et parlent désormais d'une seule voix au sein
de toutes les grandes conférences internationales sur le climat. L'Europe est également convaincue de la nécessité de construire un marché de l'énergie qui fonctionne librement. Cependant,
nous ne disposons actuellement d'aucune politique commune en matière de sécurité énergétique. Il s'agit pour l'Europe de faire face à trois défis : la raréfaction des ressources fossiles, la
concentration des réserves au sein de deux ou trois zones géographiques et la hausse continue de la demande mondiale.
Proposition n°3 : solidarité face aux risques de remise en
cause de nos valeurs démocratiques et humanistes
Proposition n°4 : solidarité avec l’ensemble des pays
méditerranéens
► L'Union pour la Méditerranée (UPM) est, d'une certaine façon, la poursuite du projet européen sous d'autres formes : un projet de paix, de prospérité et de respect de l'Homme.
Proposition n°5 : solidarité avec le reste du
monde
Pour ces élections, il ne faut pas se tromper
Il y a ceux qui ne veulent pas d'Europe,
Il y a ceux qui, à titre personnel ou pour leur parti, se servent de ces élections, pour se refaire une santé politique et n'ont aucun projet
européen...
et il y a l'UMP qui s'appuie sur l'action menée par Nicolas Sarkozy lors de la Présidence Française de l'Union Européenne et que le Parti Radical
soutient.
le 7 juin, l'Europe a besoin de nous et nous avons besoin de l'Europe
Venez voter pour nos candidats
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