Mercredi 18 juin 2008
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Le Parti Radical renouvelle son soutien au RSA
COMMUNIQUE DE PRESSE
Le Parti Radical renouvelle son soutien au RSA
Le Parti radical, par la voix de son Secrétaire Général, Laurent HENART et de son
Porte-parole,
Serge LEPELTIER, renouvelle son soutien sans réserve au dispositif du Revenu de Solidarité
Active mis en place par Martin HIRSCH.
Pour le Parti radical, le RSA n’est pas une mesure statique mais profondément dynamique dont le
but est justement de casser la spirale infernale de la pauvreté et de l’assistanat. Selon lui, la
mesure a déjà fait ses preuves sur le terrain grâce à une longue période d’expérimentation. Il est
donc grand temps de « passer à l’acte ».
La Parti radical considère le RSA comme l’un des fondements du nouveau contrat social proposé
aux Français par le Gouvernement. Même si des ajustements et des précisions sont nécessaires, il
s’agit d’une mesure clef pour favoriser le retour à l’emploi.
Pourquoi
le RSA ?
La problématique qui a justifié la mise en place du RSA est celle, bien connue, des « trappes à
inactivité » : dans certains cas, la reprise d’activité, souvent pour un temps très incomplet et faiblement rémunéré, entraîne régulièrement une perte de revenus pour les allocataires
de minima sociaux. Ces minima reposent, en effet, sur le principe de l’ « allocation différentielle » : jusqu’ici 1 € de revenu du travail en plus signifiait 1€ de revenu
d’assistance en moins.
Diverses mesures ont visé à remédier à ces situations absurdes et notamment l’intéressement qui permet de cumuler temporairement le
RMI et une fraction du revenu tiré du travail. Ce dispositif a, cependant, rapidement montré ces limites. C’est pourquoi, le RSA vise à apporter une réponse globale à la problématique des trappes
à inactivité qui concerne aussi les autres minima sociaux comme l’aide au parent isolé (API) ou l’allocation spécifique de solidarité (ASS).
Qu’est ce
que le RSA ?
Le RSA est une réforme proposée par Martin Hirsch, Haut Commissaire aux solidarités actives, qui vise à améliorer le versement des
minima sociaux avec trois objectifs : inciter à l’activité professionnelle grâce à une meilleure articulation entre prestations sociales et revenus du travail, faciliter une insertion
durable dans l’emploi et lutter contre la pauvreté. Une expérimentation du dispositif est actuellement en cours dans 34 départements et touche aujourd’hui plus de 8000 personnes.
Le RSA est personnalisé en fonction de la situation de chaque allocataire de telle sorte que son revenu total approche ou dépasse le
seuil de pauvreté. Son montant doit progresser avec les revenus du travail. Actuellement, un Rmiste qui reprend par exemple un SMIC à temps partiel n’augmente ses revenus qu’au-delà de 14 heures
par semaine !
Comment
mettre en œuvre et financer le RSA ?
Sur le principe, le RSA est faiblement contesté par les différentes formations politiques (le RSA figurait d’ailleurs parmi les
propositions de campagne de Ségolène Royal).
Le problème majeur de la réforme porte sur son financement. Selon Martin Hirsch, la mise en place du RSA nécessite 2 à 3 milliards d’euros. Lors de son intervention télévisée du 24 avril, le président de la République a indiqué qu’une partie de ce besoin
de financement serait comblé (à hauteur de 1 à 1,5 milliard €) par redéploiement d’une partie du coût de la prime pour l’emploi (PPE). L’efficacité
de ce dispositif a, en effet, été fréquemment contesté en raison de sa faible concentration : il touche un foyer fiscal sur 4.
Les arbitrages à rendre par le Gouvernement se concentrent donc désormais sur les modalités et la durée de cumul du RSA et des revenus
d’activité afin d’atteindre l’objectif de cette réforme : faire en sorte que, désormais, en France, le travail soit toujours plus payant que les revenus de l’assistance.
Pour plus
d’information : www.livrevert-rsa.gouv.fr
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