Ce projet de loi est-il adapté à notre département ? Qu'avons-nous à proposer ?
Le débat est ouvert
à l'initiative de Bruno Landriot, président de la fédération , un café politique a été organisé le 22 octobre
Café politique au Palais
Un débat sur un sujet d'actualité.
Jeudi en soirée, le parti radical de Haute-Loire organisait un débat politique au café du Palais au Puy-en-Velay.
Sur le thème "Taxe carbone et Haute-loire, particularité d'un territoire semi rural et de moyenne montagne", cette rencontre ouverte à tous s'est déroulée dans l'écoute et le respect des autres.
Le président, Bruno Landriot, insistait : « Qualifiée de taxe historique par le chef de
l'Etat, la contribution climat-énergie est une révolution écologique. La lutte contre le changement climatique est un défi sans précédent et une course de vitesse nécessitant de mobiliser tous
les acteurs car demain il sera trop tard. Sur le plan local, nous sommes engagés dans une démarche de développement durable. La Haute-Loire est un territoire semi rural qui a des particularités
en terme de contraintes environnemen-tales. Et en ce qui concerne la taxe carbone, nous sommes pénalisés. Il devrait y avoir une compensation financière plus adaptée à notre situation. Il y a une
réelle différence entre les territoires et il faudrait revoir cette répartition géographique».
Dans son fonctionnement pratique, la taxe carbone s'appliquera en évaluant le rejet de C02 engendré par la fabrication d'un produit, à hauteur de 17 euros la tonne
de CO2 rejetée. Elle a donc pour vocation de responsabiliser les comportements en encourageant à consommer et produire durablement. Elle fera l'objet d'une compensation (chèque vert, crédit
d'impôt, suppression de la taxe professionnelle). « La nécessité de cette nouvelle fiscalité n'est donc pas d'ordre financier, elle est d'ordre moral. Cependant,
certains des principes généraux de cette taxe méritent une discussion ».
Le Parti Radical de Haute-Loire, a propos de la Taxe Carbone, constate :
- Qu'il y a un consensus inédit sur la menace climatique et urgence d'agir
- Que nul ne conteste la nécessité d'instaurer un signal-prix efficace pour faire baisser les émissions de CO2
Cependant, il nous apparait que :
- Certains des principes généraux de cette Taxe Carbone méritent une discussion
- le prix de la tonne de CO2 à 17euros n’est pas dissuasif
- l’assiette de la taxe ne concerne pas l’électricité et ne pousse pas à faire des économies d’énergie
- la multiplication des exemptions ne peut qu’affaiblir la taxe
- Les compensations prévues pour les ménages et les professionnels nécessitent une adaptation aux particularités de notre département de Haute-Loire qui est un
territoire semi-rural de moyenne montagne. Actuellement les ménages de Haute-Loire et notamment ceux à faible revenu vont
être perdant car ils sont obligés de consommer plus que la moyenne nationale (chauffage et déplacements) et seront plus taxés qu’ils ne recevront de compensation.
Nous ouvrons donc le débat en reprenant la méthode de Jean-Louis Borloo « le faire ensemble » car il est nécessaire d'agir pour le
bien de tous.
La France se lance dans la
taxe carbone, d'autres pays y sont déjà assujettis en Europe, une masse critique devient possible.
La balle est maintenant dans le camp de l’Europe...
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Médecin, Conseiller Municipal de la Séauve sur Semène, Conseiller Communautaire Loire-Semène, passionné d'environnement, initialement compagnon de route de Corinne Lepage à
Cap 21, j'ai rejoint le Parti Radical et Jean-Louis Borloo après les présidentielles de 2007.
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